Catégorie : Découvrir

  • Tatihou, réinvente l’art de recevoir en Normandie

    Tatihou, réinvente l’art de recevoir en Normandie

    Face aux défis contemporains de l’événementiel d’entreprise, l’île de Tatihou émerge comme un diamant brut au large du Cotentin. Cette île-musée de 28 hectares, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre bien plus qu’un cadre pittoresque : un laboratoire vivant où nature sauvage, patrimoine historique et innovation événementielle dialoguent avec audace.

    Une géographie insulaire aux multiples visages

    Tatihou, joyau géologique entre terre et mer

    Née de l’effondrement du massif armoricain il y a 250 millions d’années, Tatihou déploie ses paysages sculptés par les marées les plus puissantes d’Europe. Son substrat granitique varisque, vestige de l’ancienne chaîne hercynienne, forme un platier résistant à l’érosion marine qui culmine à 6 mètres NGF.

    Tatihou, joyau entre terre et mer
    Tatihou, joyau entre terre et mer

    Cette singularité géologique explique la présence de micro-falaises et d’estrans rocheux uniques en leur genre.

    L’île vit au rythme des coefficients de marée exceptionnels (jusqu’à 14 mètres de marnage), alternant entre presqu’île accessible à pied et îlot nécessitant la traversée en bateau amphibie.

    Une caractéristique que les organisateurs d’événements exploitent pour créer des expériences mémorables : imaginez des séminaires commençant par une marche guidée à travers les parcs à huîtres à marée basse.

    Sanctuaire écologique sous haute protection

    Gérée par le Conservatoire du littoral depuis 1988, Tatihou présente une biodiversité remarquable concentrée sur 0,28 km². Ses 800 m² de jardin botanique recréent les écosystèmes littoraux (vasières, dunes, pelouses aérohalines), tandis qu’un troupeau de moutons Roussins de la Hague entretient naturellement les prairies.

     jardin botanique de Tatihou

    Les ornithologues y recensent 150 espèces migratoires, faisant de l’île un site privilégié pour des team buildings axés sur l’observation naturaliste.

    La présence occasionnelle de phoques veaux-marins et de grands dauphins dans la rade ajoute une touche magique aux pauses entre deux sessions de travail.

    Une histoire mouvementée au service de l’événementiel

    De la bataille de la Hougue à la renaissance culturelle

    Le point d’orgue historique reste la bataille navale de 1692, où onze vaisseaux français furent incendiés dans la rade. En réponse, Vauban érige en 1694 sa tour défensive tronconique de 27 m – aujourd’hui classée à l’UNESCO, dont les salles voûtées accueillent désormais des réceptions privées.

    Tour Vauban, île de Tatihou
    Tour Vauban, île de Tatihou

    Le XXe siècle voit Tatihou se métamorphoser : laboratoire maritime du Muséum d’Histoire Naturelle (1887-1923), centre de rééducation (1948-1984), puis écrin culturel ouvert au public depuis 1992.

    Ces strates historiques offrent un terrain de jeu unique pour des séminaires autour de l’innovation.

    Les Maisons de Tatihou

    Dormir à Tatihou

    The Originals Relais, Les Maisons de Tatihou, réhabilitées en 2016, marient pierres historiques et design contemporain dans un hôtel*** de 26 chambres réparties entre trois maisons.

    • La Maison des Gabiers qui offre 8 chambres doubles de 12 m2 à la décoration colorée inspirée des cabanes de plage de Gouville-sur-Mer.
    • La Maison des Équipages, dédiée aux groupes, avec 14 chambres de 12 à 20 m2, dont 6 chambres donnant accès à une terrasse privative équipée de table et de chaises.
    • La Maison des Amiraux, réservée autrefois aux directeurs de l’île, offre un standing haut de gamme aux 4 Junior suites qu’elle abrite.
    The Originals Relais, Les Maisons de Tatihou
    The Originals Relais, Les Maisons de Tatihou

    Travailler en pleine nature

    Le site propose aussi deux salles de réunion modulables pour vos réunions de travail équipées de la fibre et du Wifi.

    • La Salle Sauticots (18 personnes) avec écran tactile 80 pouces
    • La Salle Calicocots (60 personnes) équipée de technologies Bose.

    Restaurant Le Carré, la cuisine normande dans votre assiette

    L’ancien lazaret du XVIIIe siècle abrite désormais un restaurant mettant en valeur les produits du terroir, avec une capacité d’accueil adaptée aux groupes. le restaurant Le Carré offre une cuisine fraîche, issue des producteurs locaux.

    Venez profiter d’un cadre de verdure exceptionnel et d’une assiette régionale privilégiant circuit court et saisonnalité.

    L’expérience insulaire favorise la cohésion d’équipe et la créativité, loin de l’agitation du quotidien. Profitez d’un environnement préservé, propice à la concentration, aux échanges et à la détente, tout en bénéficiant d’un service sur-mesure et d’un accueil chaleureux.

    Les Maisons de Tatihou incarnent l’alliance parfaite entre patrimoine, innovation et slow tourisme pour des événements professionnels inoubliables

    Une logistique événementielle sur-mesure

    Accessibilité maîtrisée

    Contrairement aux idées reçues, Tatihou combine isolation préservée et accessibilité optimisée.

    • Traversée en bateau amphibie (10 min depuis Saint-Vaast)
    • Accès pédestre guidé à marée basse (30 min de marche)
    • Capacité limitée à 500 visiteurs/jour garantissant l’exclusivité

    Activités team building

    L’île transforme ses contraintes en atouts événementiels.

    1. Chasse au trésor historique dans le fort Vauban
    2. Ateliers culinaires avec les huîtres de Saint-Vaast
    3. Rallye nature avec identification d’espèces protégées
    4. Échappées artistiques au musée maritime
    5. Défis nautiques en kayak de mer autour de l’île.

    Tatihou, laboratoire d’événements écoresponsables

    Tatihou se positionne en pionnier de l’événementiel durable.

    • Autonomie énergétique, panneaux solaires et chaudière biomasse
    • Cuisine kilomètre zéro, 80 % de produits locaux
    • Gestion des déchets, tri poussé et compostage sur site
    • Mobilité douce, vélos électriques et navettes solaires

    L’île de Tatihou atteint un taux de valorisation des déchets de 92 %, offrant aux entreprises un cadre idéal pour aligner séminaires et stratégie RSE.

    Les clés d’un événement réussi sur Tatihou

    Calendrier idéal

    • Avril-juin : floraison des plantes halophiles
    • Septembre-octobre : migrations d’oiseaux spectaculaires

    Checklist organisationnelle

    1. Réserver 6 mois à l’avance pour les groupes >20 personnes
    2. Prévoir une tenue adaptée aux activités extérieures
    3. Intégrer les horaires de marée dans le planning
    4. Opter pour le forfait résidentiel (gain de temps logistique)
    5. Personnaliser le livret d’accueil avec l’histoire du site

    Témoignage client

    Notre séminaire annuel sur Tatihou a créé une cohésion d’équipe inédite. La combinaison entre calme inspirant et activités originales a boosté notre créativité collective.

    Tatihou, le futur de l’événementiel

    Au-delà de ses paysages enchanteurs, Tatihou incarne une nouvelle philosophie de l’accueil d’entreprise. En 2024, 78 % des séminaires organisés sur l’île intègrent des ateliers de développement durable, contre 35 % en moyenne nationale.

    Ce laboratoire à ciel ouvert prouve qu’on peut concilier productivité, bien-être au travail et respect de l’environnement.

    Pour les entreprises visionnaires, Tatihou offre bien plus qu’un lieu de réunion, une opportunité d’écrire, le temps d’un séminaire, leur propre page dans l’histoire millénaire de cette île-rhizome entre terre et mer.

  • Les peintres américains de Giverny, un voyage Impressionniste

    Les peintres américains de Giverny, un voyage Impressionniste

    L’influence de Monet et l’arrivée des Américains

    L’amitié entre Claude Monet et Paul Durand-Ruel, marchand d’art visionnaire, a joué un rôle crucial dans l’essor de l’impressionnisme aux États-Unis. Comprenant l’importance du mouvement, Durand-Ruel a organisé des expositions aux États-Unis, notamment à Boston en 1883, après l’échec de la seconde exposition impressionniste en France.

    Ce tournant a permis de sauver l’impressionnisme grâce à l’accueil enthousiaste du marché américain.

    Giverny : un bastion de l’Impressionnisme Américain

    Entre 1885 et la Première Guerre mondiale, Giverny est devenu un refuge pour les artistes américains. La famille Baudy tenait une épicerie-café dans le village de Giverny, avec l’arrivée croissante d’artistes américains attirés par la réputation de Claude Monet et l’impressionnisme, la famille a eu l’idée de transformer leur établissement en hôtel pour accueillir ces visiteurs.

    L’hôtel Baudy à Giverny, aujourd’hui café restaurant

    Ce changement a eu lieu vers 1886-1887, lorsque la famille a commencé à proposer des chambres et à aménager des ateliers pour les peintres. Giverny, aux côtés de Barbizon et Pont-Aven, est devenu un centre névralgique de l’impressionnisme, attirant des artistes désireux de peindre en plein air et d’observer la nature.

    L’hôtel Baudy a continué à jouer un rôle important dans la vie artistique de Giverny jusqu’à la Première Guerre mondiale. Il est resté un symbole de l’interaction culturelle transatlantique et de l’influence durable de l’impressionnisme français sur l’art américain.

    Aujourd’hui, l’hôtel est encore en activité et sert de café-restaurant, tout en conservant son héritage historique en tant que lieu de rassemblement pour les amateurs d’art et les touristes.

    Les pionniers Américains de Giverny

    Parmi les premiers artistes à s’installer à Giverny, on compte Willard Leroy Metcalf, suivi par Théodore Wendel et John Leslie Breck. Ces artistes ont été rejoints par d’autres figures notables comme Lilla Cabot Perry et Guy Rose.

    Exposition de 2014 : L’impressionnisme et les Américains

    Leur présence a renforcé les liens entre l’impressionnisme français et américain, et certains, comme Théodore Butler, ont même intégré la famille de Monet par mariage.

    L’héritage durable de la colonie américaine

    Au début du XXème siècle, une nouvelle vague d’artistes américains, tels que Frederick Carl Frieseke et Richard Miller, a continué à enrichir la scène artistique de Giverny. Ces artistes ont non seulement contribué à l’évolution de l’impressionnisme mais ont également influencé la littérature impressionniste, créant un genre qui mêlait peinture et littérature. L’impact de cette colonie a perduré, faisant de Giverny un lieu emblématique de l’art impressionniste.

    Les peintres américains de Giverny

    Voici une liste, non exhaustive, des peintres américains de la colonie de Giverny :

    • Willard Leroy Metcalf
    • Théodore Wendel
    • John Leslie Breck
    • Lilla Cabot Perry
    • Guy Rose
    • Mary Fairchild
    • Frederick MacMonnies
    • Théodore Butler
    • Frederick Carl Frieseke
    • Richard Miller

    Ces artistes ont non seulement enrichi le patrimoine artistique de Giverny, mais ont par ailleurs joué un rôle important dans la diffusion de l’impressionnisme à travers le monde. Leur héritage perdure, faisant de Giverny un symbole de l’art impressionniste et un lieu de pèlerinage pour les amateurs d’art du monde entier.

    Voir les œuvres des peintres américains de Giverny

    Les œuvres des peintres américains de la colonie de Giverny peuvent être admirées dans plusieurs lieux prestigieux à travers le monde. Voici quelques-uns des endroits où vous pouvez découvrir ces chefs-d’œuvre impressionnistes :

    John Leslie Breck, La rivière Epte - Musée Giverny
    John Leslie Breck ondes peintres américain de Giverny, la rivière Epte – Musée Giverny

    Musée des Impressionnismes Giverny

    Situé à Giverny même, ce musée est dédié à l’impressionnisme et présente régulièrement des expositions mettant en avant les artistes américains qui ont vécu et travaillé dans le village. Il offre une excellente occasion de voir des œuvres de peintres tels que Frederick Carl Frieseke et Richard Miller, qui ont contribué à la renommée de Giverny en tant que centre artistique.

    Musées aux États-Unis

    Plusieurs musées américains possèdent des collections d’œuvres de peintres de Giverny. Par exemple, le Smithsonian American Art Museum et le Metropolitan Museum of Art à New York présentent des œuvres de ces artistes, illustrant l’influence de l’impressionnisme français sur l’art américain.

    Votre séminaire à Giverny

    Organiser un séminaire à Giverny offre une expérience unique à seulement une heure de Paris, dans un cadre naturel et culturel exceptionnel. Voici quelques lieux et options pour organiser votre séminaire à Giverny

    Le Jardin des Plumes : qui propose plusieurs espaces adaptés pour des événements professionnels. Il est recommandé pour des petits comités jusqu’à 50 personnes. Le cadre naturel et la décoration élégante en font un lieu idéal pour vos événements d’entreprise

    La Musardière : située à proximité de la Fondation Claude Monet, offre des salles de réunion modulables et un restaurant bistronomique reconnu. Cet établissement écoresponsable propose également la privatisation de son jardin et de sa terrasse.

    Musée des Impressionnismes Giverny : le musée propose un auditorium pouvant accueillir jusqu’à 185 personnes, idéal pour des colloques et des séminaires d’entreprise. Enrichissez votre événement avec des visites guidées ou des ateliers créatifs en lien avec l’art et la nature. Choisir Giverny pour votre séminaire, c’est offrir à vos participants une expérience enrichissante et inspirante, mêlant travail, culture et détente.

    Giverny et la vallée de la Seine se prêtent à un séminaire en Normandie sous le signe de l’art et de l’inspiration.

  • Mulberry B d’Arromanches

    Mulberry B d’Arromanches

    Au centre de l’immense dispositif de l’opération Overlord, la plage de Gold Beach est avec Sword Beach, le terrain d’action des troupes britanniques : notamment la cinquantième division d’infanterie qui se lance à l’assaut des forteresses et blockhaus allemands.

    L’épisode de Gold Beach, est une prouesse technique unique dans un tel contexte. Sur Arromanches, entre bombardements, mitraillages et volonté de vaincre, des hommes ont réussi à créer de toute pièce un port artificiel, le Mulberry B, qui va permette de faire débarquer plusieurs milliers de soldats, des tonnes de matériels et poursuivre la pénétration indispensable sur les côtes et l’intérieur de la Normandie.

    Prendre Bayeux, enlever Arromanches

    Située sur les communes d’Asnelles et Ver-Sur-Mer, 25 000 hommes s’apprêtent à débarquer en ce matin du 6 juin. Les opérations sont confiées aux britanniques (comme à Sword). Le 30e Corps d’armée Britannique (Général Bucknell), la 69ème brigade et la 50ème division d’infanterie ont la charge d’investir la plage puis de foncer sur Bayeux, tout proche.

    Gold est en fait assez facilement conquis. Les objectifs sont pratiquement remplis malgré une contre-attaque ennemie en fin d’après-midi. On déplorera à la fin des opérations, la perte de 410 hommes. Les pertes allemandes sont inconnues.

    Gold Beach et Juno Beach avaient un objectif conjoint. Prendre Bayeux, barrer l’axe routier principal Bayeux-Caen (RN 13), effectuer la jonction avec les canadiens de Juno et les américains à Port-en-Bessin à l’ouest.

    Les ports artificiels Mulberry, prouesses techniques du Débarquement en Normandie

    Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie, ouvrant un nouveau front contre l’Allemagne nazie. Mais pour assurer le succès de cette gigantesque opération amphibie, il fallait trouver une solution au problème crucial du ravitaillement des troupes. Les grands ports normands, comme Cherbourg ou Le Havre, étaient trop loin des plages du débarquement et trop bien défendus par les Allemands.

    La genèse des ports artificiels

    Suite à l’échec du raid sur Dieppe en 1942, les Alliés avaient compris qu’il serait impossible de s’emparer rapidement d’un port en eau profonde. Des solutions alternatives devaient être trouvées pour débarquer hommes et matériels.

    Sous l’impulsion de Winston Churchill et du vice-amiral John Hughes-Hallett, un projet fou émerge alors : construire des ports artificiels, transportables, qui pourraient être remorqués puis assemblés au large des plages du débarquement. Le nom de code « Mulberry » est choisi pour ce projet top secret. Deux ports doivent être construits :

    • Mulberry A : destiné aux Américains, au large d’Omaha Beach
    • Mulberry B : destiné aux Britanniques, au large de Gold Beach à Arromanches

    La conception et la construction des différents éléments sont lancées début 1943 dans les chantiers navals britanniques, dans le plus grand secret. Au total, ce sont plus de 40 000 ouvriers, 300 entreprises mis à contribution et 600 000 tonnes de béton, 30 000 tonnes d’acier et 1 million de mètres cubes de bois qui seront nécessaires !

    Le port artificiel Mulberry B d’Arromanches

    Le port Mulberry B est installé au large d’Arromanches, sur le secteur Gold Beach destiné aux troupes britanniques et du Commonwealth. Dès le 6 juin au soir, des navires sont volontairement coulés pour former une digue. Dans les jours suivants, à 1,5 km des côtes, plus d’une centaine de caissons en béton de 3000 à 6000 tonnes, appelés Phoenix, serviront de brise-lames et de digues sur 8 km de long. Protégées de la houle, ces plates-formes flottantes en acier, coulissant sur des pilotis seront mises en place.

    Reconstitution en images de synthèse du port d’Arromanches en 1944

    Le 18 juin, seulement 12 jours après le débarquement, le port est opérationnel malgré la tempête !

    Il s’agit d’une prouesse technique et logistique exceptionnelle pour l’époque et dans les conditions de difficultés extrêmes, au mépris des plus grands dangers.

    Mulberry B, un port gigantesque

    Le port Mulberry B d’Arromanches était un ouvrage titanesque :

    • Longueur : 2 km
    • Largeur : 400 m
    • Profondeur : 6 m
    • Capacité : débarquement de 9000 tonnes de fret par jour

    Il était protégé par des digues formées de 115 caissons Phoenix en béton de 5000 à 6000 tonnes chacun. L’intérieur du port était équipé de quais flottants et de 5 jetées reliées à la côte par des routes flottantes.Grâce à ce port artificiel, et malgré les intempéries, les Alliés ont pu débarquer 2,5 millions d’hommes, 500 000 véhicules et 4 millions de tonnes de matériel entre juin et novembre 1944 !

    En 12 jours, le port artificiel d’Arromanches sera opérationnel. Il permettra de débarquer environ 500 000 véhicules et de 3 à 4 millions de tonnes de matériel.

    L’existence d’une telle structure permettra aux Alliés de ne pas se focaliser sur la prise d’un port dans les semaines suivant le débarquement, contrairement à ce que les allemands croyaient.

    La tempête de juin 1944

    Du 19 au 22 juin 1944, une violente tempête s’abat sur la Manche, détruisant presqu’entièrement le port Mulberry A américain. Heureusement, Mulberry B est moins endommagé et continue à fonctionner à plein régime tout l’été 1944. Le port artificiel d’Arromanches sera finalement utilisé pendant 10 mois, bien au-delà de sa durée de vie prévue de 3 mois.

    Le Mulberry B d’Arromanches est un exemple remarquable d’ingénierie en temps de guerre, illustrant l’innovation, la planification stratégique et l’exécution efficace. Sa construction et son utilisation ont non seulement prouvé la faisabilité des ports artificiels mais ont également joué un rôle déterminant dans le succès des opérations alliées en Europe.

    Le Mulberry B reste un témoignage de l’ingéniosité humaine face à l’adversité, et son histoire continue d’inspirer par son audace et son ingéniosité.

    Vestiges du port artificiel à Arromanches

    Aujourd’hui, de nombreux vestiges du port Mulberry sont encore visibles sur les plages d’Arromanches.

    Port artificiel d'Arromanches Mulberry B
    Port artificiel d’Arromanches Mulberry B

    Les caissons Phoenix, digues et routes immergées sont apparents à marée basse. Sur la plage, une jetée et des éléments de pontons témoignent de ce prodigieux ouvrage du génie militaire. Ces vestiges ont été classés Monument Historique en 1994.

    Musées et lieux de mémoire

    Musée du Débarquement d’Arromanches

    Pour commémorer ce haut lieu de la Seconde Guerre Mondiale, le Musée du Débarquement a été créé à Arromanches. Inauguré en 1954, il retrace l’histoire du port artificiel à travers maquettes, diaporamas, films d’archives et objets d’époque. La scénographie a été entièrement rénovée début 2023.

    Le musée accueille chaque année 200 000 visiteurs venus du monde entier. Chaque 6 juin, Arromanches commémore le Débarquement de Normandie. La ville est fière de son passé et met en valeur ce patrimoine historique exceptionnel. Outre le musée et les vestiges, on peut également voir un autre vestige du Débarquement à Arromanches : un canon allemand de marine de 280 mm, offert à la ville par la Royal Navy en 1975.

    La Batterie de Longues-Sur-Mer

    À 5 km à l’ouest, d’Arromanches-les-Bains, vous pouvez visitez la batterie allemande de Longues-Sur-Mer.

    La pointe du Hoc

    A 10 km à l’ouest d’Arromanches se trouve la Pointe du Hoc, célèbre pour l’assaut des Rangers le 6 juin 1944. Le site, classé, présente un paysage lunaire avec ses casemates et ses cratères de bombes. Un lieu historique impressionnant.

    Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer

    A 18 km à l’est d’Arromanches s’étend le célèbre cimetière américain de Colleville-sur-Mer, avec ses 9387 croix blanches parfaitement alignées face à la mer. Un lieu de recueillement incontournable.

    Arromanches 360°

    Le petit port d’Arromanches a conservé toutes les caractéristiques architecturales d’une station balnéaire du 19ème siècle : hôtels cossus, villas Belle Époque, casino, thalasso…

    Pour avoir une vue imprenable sur le village et la baie, rendez-vous au cinéma circulaire Arromanches 360°. Installé au sommet de la falaise, ce cinéma propose un film consacré à la Bataille de Normandie. Arromanches et les sites du Débarquement enrichissent nos séminaires en Normandie d’une dimension historique unique.

  • Tourisme industriel au Havre, le port et l’architecture

    Tourisme industriel au Havre, le port et l’architecture

    Le Havre, une ville au riche patrimoine architectural et historique, qui malgré les séquelles de la guerre, s’est relevée et a réussi à se reconstruire en un espace de vie dynamique et moderne.

    Le Havre : une ville de charme et d’histoire

    Le Havre est une ville unique, située en Normandie. Elle est principalement connue pour son port, l’un des plus grands d’Europe, et pour son architecture avant-gardiste.

    Gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville a fait preuve d’une résilience remarquable. Au lieu de simplement reconstruire ce qui avait été perdu, Le Havre a choisi de se réinventer, de créer quelque chose de nouveau et de moderne. Auguste Perret, architecte renommé, a pris en charge ce processus de reconstruction et a créé une nouvelle ville, unique en son genre.

    Le port du Havre : une merveille industrielle

    Le port du Havre est l’un des plus importants de France et d’Europe. Il s’étend sur plusieurs kilomètres le long de l’estuaire de la Seine et est un spectacle à voir, surtout lorsqu’il est illuminé la nuit.

    Tourisme industriel au Havre : le port et l'architecture
    Tourisme industriel au Havre : le port et l’architecture

    1. Taille et Capacité du port du Havre

    C’est le plus grand port de commerce français en termes de tonnage et l’un des plus grands d’Europe : le 1er port français et 5ème port européen pour le trafic de conteneurs, le port du Havre voient se croiser les plus gros cargos du monde et de luxueux paquebots. Sa position géographique privilégiée en fait une porte d’entrée majeure pour les marchandises à destination de la France et de l’Europe.

    2. Infrastructures

    Le port dispose d’infrastructures modernes et polyvalentes, adaptées au traitement d’une grande variété de marchandises. Des terminaux spécialisés sont dédiés aux conteneurs, aux marchandises diverses, aux hydrocarbures, et bien d’autres.

    3. Connexions Internationales

    En tant que hub maritime, le port du Havre est connecté à de nombreux ports du monde entier. Ces connexions internationales facilitent le commerce mondial et renforcent la position du Havre en tant que plaque tournante logistique stratégique.

    4. Innovation et Durabilité

    Le port s’engage également dans des initiatives novatrices et durables. Des investissements sont réalisés pour moderniser les infrastructures, réduire l’empreinte carbone et intégrer des technologies avancées pour améliorer l’efficacité des opérations portuaires.

    5. Visites guidées pour les entreprises lors d’un séminaire au Havre

    Pour les professionnels de l’événementiel, le port du Havre offre la possibilité d’organiser des visites guidées personnalisées.

    Ces visites peuvent plonger les participants dans l’univers complexe de la logistique portuaire, avec des explications sur le chargement et le déchargement des navires, la gestion des conteneurs et d’autres aspects fascinants du fonctionnement du port.

    6. Tourisme industriel au Havre – Événements et festivals portuaires

    Le port du Havre ne se limite pas à ses activités industrielles. Il accueille également des événements et des festivals portuaires pouvant s’intégrer dans des programmes d’événements d’entreprise. Ces occasions spéciales permettent aux participants de découvrir le port sous un angle festif, renforçant ainsi l’expérience.

    L’architecture du Havre : un patrimoine mondial

    L’architecture du Havre est unique en son genre. Après les dégâts causés par la guerre, la ville a été reconstruite sous la direction de l’architecte Auguste Perret. Il a choisi de travailler principalement avec le béton, ce qui a donné à la ville un aspect moderne et distinctif.

    L’usage innovant et artistique du béton par Perret a conduit à la création d’une architecture unique qui a valu à la ville d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005. Les bâtiments de la ville, malgré leur aspect moderne, sont conçus pour être harmonieux et agréables à l’œil.

    Les lieux emblématiques du Havre à ne pas manquer

    Le Havre est une ville regorgeant de sites exceptionnels, témoignant de son passé tumultueux et de son renouveau architectural. Parmi ces lieux incontournables, l’église Saint-Joseph est sans doute le plus emblématique. Conçue par Auguste Perret, elle se distingue par son clocher élancé et ses magnifiques vitraux colorés. Le béton, matériau de prédilection de Perret, est ici magnifié, offrant une perception inédite de ce matériau souvent jugé froid et austère.

    Autre emblème de cette architecture du XXe siècle, l’appartement témoin. Situé dans l’un des immeubles reconstruits après la Seconde guerre mondiale, il offre un voyage dans le temps, permettant de découvrir l’habitat moderne tel qu’imaginé par Auguste Perret.

    Appartement témoin - Le salon
    © Appartement témoin – Le salon

    Au rang des bâtiments emblématiques, l’Hôtel de Ville est lui aussi à ne pas manquer. Au cœur du centre-ville, il illustre parfaitement l’architecture moderne et fonctionnelle prônée par Auguste Perret à la suite de la guerre.

    Enfin, le Volcan, œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, est un centre culturel remarquable par sa forme convexe évoquant un volcan. Il abrite la bibliothèque municipale ainsi que le théâtre de la ville.

    Des espaces uniques pour des événements mémorables

    Le Havre offre également une multitude d’espaces industriels rénovés, prêts à accueillir des événements d’entreprise. Les entrepôts réhabilités, les anciennes usines transformées en salles polyvalentes et les quais aménagés fournissent des toiles de fond impressionnantes pour des événements sur mesure. Ces espaces offrent une ambiance authentique qui se prête à une variété de thèmes, du vintage au contemporain.

    Le pont de Normandie

    Le Pont de Normandie enjambe l’estuaire de la Seine, reliant les départements de la Seine-Maritime et de l’Eure. Il revêt une importance stratégique en facilitant la circulation routière entre Le Havre et Honfleur, évitant ainsi un trajet plus long.

    Inauguré en janvier 1995, les pylônes du pont de 214 m de hauteur dominent l’estuaire de sa silhouette élégante, la portée centrale entre les 2 pylônes est de 856 m. Pour relier les deux rives, vous parcourez 2 km suspendus au-dessus de l’eau. Chaque année environ 20 millions de véhicules passent le péage.

    Si l’une des raisons d’être du Pont de Normandie est la desserte du port industriel du Havre, une voie piétonne permet de le traverser en 2 heures en savourant le paysage de l’estuaire et sa réserve naturelle nationale de 8 000 hectares et plus de 250 espèces d’oiseaux qui y vivent. 

    Le Havre : un lieu de vie dynamique

    Le Havre n’est pas seulement une ville d’histoire et d’architecture, c’est aussi un endroit dynamique avec une vie culturelle et sociale animée. La ville propose une variété d’activités et d’événements tout au long de l’année, des festivals de musique aux expositions d’art (comme Un été au Havre qui se tient tous les ans depuis 2017) et les événements sportifs.

    Le Volcan d'Oscar Niemeyer
    Le Volcan d’Oscar Niemeyer

    Le Havre est une ville qui a su allier tradition et modernité, histoire et innovation. C’est une ville qui mérite d’être découverte, que ce soit pour son port, son architecture, ou simplement pour son ambiance dynamique et accueillante.

    Une ville d’art et de culture

    Le Havre est une ville où l’art et la culture occupent une place prépondérante. Le musée d’art moderne MuMa – Musée d’art moderne André Malraux – est l’un des plus importants musées d’art moderne en France. Il abrite une collection impressionnante d’œuvres du XIXe et XXe siècle, dont une importante collection d’œuvres impressionnistes.

    Le Havre est également célèbre pour ses nombreux espaces culturels, tels que le Volcan, conçu par Oscar Niemeyer, qui abrite une bibliothèque et un théâtre. En outre, grâce à l’initiative de la municipalité, de nombreux murs de la ville sont décorés de fresques murales colorées, créant une véritable galerie d’art à ciel ouvert.

    Conclusion

    Le Havre est une ville unique, fière de son patrimoine mondial de l’UNESCO. Malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, elle a su se réinventer et se moderniser, grâce au talent et à la vision de Auguste Perret. Le port du Havre, l’un des plus grands d’Europe, et l’architecture distinctive de la ville, en font une destination de choix pour le tourisme industriel.

    Le Havre a su allier tradition et modernité, histoire et innovation. C’est une ville qui mérite d’être découverte, à l’occasion de votre séminaire en Normandie, que ce soit pour son port, son architecture, ou simplement pour son ambiance dynamique et accueillante.

    D’autres articles sur Le Havre

  • Les femmes s’exposent, festival photos à Houlgate

    Les femmes s’exposent, festival photos à Houlgate

    Dans l’atmosphère mouvementée et passionnante de l’été, la Normandie se pare d’une aura culturelle particulière avec le festival Les Femmes s’exposent à Houlgate jusqu’au 3 septembre 2023. Pour sa sixième édition, ce festival photographique met à l’honneur le travail des femmes photographes.

    Pourquoi ce festival en particulier ? Simplement parce qu’il allie qualité artistique, engagement sociétal et sensibilité féminine. C’est un moment fort dans le paysage culturel français, et il vaut le détour.

    Une affiche qui marque les esprits

    Les Femmes s'exposent, affiche du festival

    Béatrice Tupin, la directrice du festival, nous en dit plus sur l’affiche de cette sixième édition, une image qui frappe par sa puissance et sa signification. Cette année, c’est l’œuvre de la photojournaliste iranienne Forough Alaei, (lauréate du World Press Photo en 2019) qui a été choisie pour représenter l’événement.

    La photo extraite du travail de cette artiste nous plonge directement au cœur de la situation des femmes en Iran. Suite au décès tragique d’une jeune femme en garde à vue, celles-ci ont décidé de se couper les cheveux et de retirer leur foulard en signe de deuil. Une révolte silencieuse mais d’une force visuelle impressionnante.

    Des problématiques mondiales sous le regard féminin

    Mais le festival ne s’arrête pas à la seule situation en Iran. Non, il offre un panorama complet sur des problématiques mondiales actuelles.

    • Le grand âge au Japon,
    • la disparition préoccupante des abeilles,
    • les difficultés d’accès à l’eau à Cuba
    • ou encore le Ghana submergé par les vêtements usagers des occidentaux,
    • autant de sujets traités avec sensibilité et intelligence par ces 14 photographes.

    Les légendes des photos, loin d’être simplement descriptives, apportent un éclairage inédit et éducatif sur ces enjeux. Elles sont un véritable complément à la photographie, permettant une meilleure compréhension des sujets traités.

    Les Femmes s’exposent, un mélange d’écritures photographiques

    L’originalité du festival Les Femmes s’exposent réside aussi dans sa volonté de mettre en lumière toutes les écritures photographiques. Si le journalisme y occupe une place importante, l’art n’est pas en reste. Roxane Daumas, résidente à Houlgate, illustre parfaitement cette volonté.

    Dans son travail, elle retrace l’évolution de la ville, depuis 1850, en mélangeant les époques à travers un procédé photographique ancien : la gomme bichromatée. Ce procédé, appliqué au pinceau, donne un rendu pictural intemporel à ses photos, permettant de fusionner harmonieusement images d’archives et fiction.

    Isabelle Chapuis, (une de ses photo est en ouverture de l’article) photographe plasticienne cherche « à rendre compte de l’unité contenue dans chaque détail du vivant perceptible à nos sens ».

    Un festival accessible à tous

    Les Femmes s’exposent, c’est 14 expositions réparties dans toute la ville, accessibles gratuitement à tous. Les expositions sont visibles jusqu’au 3 septembre 2023. Alors n’hésitez pas à venir découvrir ces œuvres qui racontent le monde à travers le regard de femmes talentueuses et engagées.

    Les Femmes s'exposent, sur la page de Houlgate
    Les Femmes s’exposent, sur la page de Houlgate © Site Facebook du Festival

    Voir le site du Festival ↗

    Le festival Les Femmes s’exposent n’est pas seulement un événement culturel, c’est aussi un rendez-vous humain et sociétal, une invitation à porter un autre regard sur le monde qui nous entoure. Alors, prêts pour le voyage ?

    Houlgate, la perle de la Côte Fleurie

    Entre Cabourg et Villers-sur-Mer, Houlgate est une station balnéaire conviviale à dimension humaine où règnent le charme et la tranquillité. Elle tient sa singularité, de son patrimoine balnéaire avec ses 300 villas préservées, son ancien Grand Hôtel et son casino. Houlgate ou la perle de la Côte Fleurie, ainsi lors de votre événement d’entreprise en Pays d’Auge voici quelques endroits à ne pas manquer :

    1. La plage de Houlgate : Profitez d’une balade sur la magnifique plage de sable fin et laissez-vous bercer par le bruit des vagues. Vous pourrez également vous détendre sur les transats et profiter du soleil.
    2. La Promenade Roland Garros : Promenez-vous le long du front de mer et admirez l’architecture préservée des quelques 300 villas balnéaires construites à la Belle époque. Certaines d’entre elles sont de véritables bijoux et témoignent du riche passé de la station.
    3. Le Casino de Houlgate et l’ancien Grand Hôtel (aujourd’hui transformé en appartements) : Vous pourrez vous divertir en jouant à une grande variété de jeux de hasard et assister à des spectacles et des animations.
    4. Découvrir les Falaises des Vaches noires : Si vous aimez la nature et les paysages panoramiques, ne manquez pas la randonnée par le sentier côtier au départ de Houlgate. Cette magnifique balade le long de la côte vous fera découvrir des panoramas à couper le souffle sur la mer.
    Vue aérienne Houlgate avec L'ancien Grand Hôtel et le Casino devant © Michel Dehaye
    Vue aérienne Houlgate avec L’ancien Grand Hôtel et le Casino devant © Michel Dehaye

    Lors de votre séminaire en Pays d’Auge, vous pourrez aussi faire un golf, une initiation ou un challenge au Golf Bluegreen Houlgate, c’est un parcours de golf 18 trous, créé en 1981, qui ravira les golfeurs de tous niveaux et offre quelques superbes vues.

    Vous êtes à 3 km de Cabourg, alors ne manquez pas les Estivales de l’Hippodrome de Cabourg qui proposent chaque année en juillet et jusqu’à fin août des courses nocturnes où se mêlent compétition, musique, détente et gastronomie.

    Découvrir ici d’autres expositions lors de votre séminaire en Normandie.

  • Les Batteries du Mont Canisy

    Les Batteries du Mont Canisy

    Le Mont Canisy est un site incontournable pour les passionnés d’histoire et les amateurs de beaux paysages. Surplombant la mer depuis ses 110 mètres d’altitude, ce mont offre une vue imprenable sur la côte normande.

    Il est situé sur la commune de Benerville-sur-Mer et surplombe également Blonville-sur-Mer, à l’ouest de Deauville et s’étend sur une superficie de 27 hectares.

    Ouvrages militaires du Mur de l’Atlantique

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, ce fut un élément clé du Mur de l’Atlantique, cette ligne de défense construite par l’armée allemande pour protéger les côtes européennes contre une invasion alliée.

    Entre 1942 et 1944, les batteries du Mont Canisy ont été utilisées pour bombarder les navires ennemis et surveiller la Baie de Seine. Elles étaient pointées sur le port du Havre et n’ont pas été très utiles pendant le débarquement car très vite neutralisées par les alliés.

    Parmi les vestiges encore visibles aujourd’hui, on compte plusieurs casemates et encuvements pour canons, des abris pour les troupes, ainsi que des tunnels souterrains.

    Les batteries étaient équipées de canons de 150 mm, dont la direction de tir était contrôlée depuis un poste de commandement situé sur les hauteurs du mont.

    L’ouvrage souterrain des Batteries du Mont Canisy

    L’ouvrage souterrain, avec ses 250 m de tunnel, 25 alvéoles de casernement, six escaliers permettant l’accès en surface, 25 soutes à munitions… est la partie la plus attractive des batteries du mont Canisy. Situé à 15 m sous terre, c’est un ouvrage unique sur plus de 150 km de côtes Normandes !

    Visite du mont Canisy

    Les visites guidées de ce patrimoine historique sont assurées par une association liée au Conservatoire du Littoral et permettent de découvrir les secrets de cette impressionnante installation militaire, tout en profitant d’un cadre naturel préservé.

    Tout au long de l’année sont organisés, des événements et animations pour mettre en valeur ce site historique et naturel exceptionnel comme : les commémorations du 6 juin 1944, Les journées du patrimoine ou encore des conférences sur l’histoire militaire de la Normandie.

    Géographie, faune et flore du mont Canisy

    Le Mont Canisy et ses 110 m de haut et 27 hectares, délimite par ses falaises marneuses et calcaires, un cap entre le marais maritime de Villers-Blonville, à l’ouest et la vallée de la Touques, à l’est.

    Son sommet est constituée d’un ancien récif de corail qui s’est formé sur les hauts fonds d’une mer tropicale au jurassique supérieur il y a environ 150 millions d’années. Sur ces calcaires, les sols sont très peu épais et surtout très drainants.

    Orchis de Fuchs – une orchidée sauvage du mont Canisy

    Sur le Mont Canisy réside 3 milieux différents : les pelouses calcicoles, les fourrés et fruticées et le bois calcicole.

    Rossignol philomèle et coronelle lisse…

    Le Rossignol philomèle, Locustelle tachetée et l’Hypolais polyglotte ont été inventoriées sur le Mont Canisy. Ce sont trois espèces protégées en Normandie

    On trouve une couleuvre protégée en France : une espèce qui vit dans les endroits secs et broussailleux, la Coronelle lisse.

    Le site favorise aussi la présence de chauves-souris grâce aux lieux d’hibernation présents : ouvrages militaires et grottes naturelles.

    Orchidées sauvages, centaurées laineuses…

    La colline du mont Canisy offre aux amoureux de la nature la possibilité au printemps et au début de l’été, de faire l’une des plus belles balades botaniques de la région aux alentours de Deauville et de découvrir ses orchidées.

    On peut observer plusieurs espèces protégées de fleurs : le Dompte-venin, la Gentiane d’Allemagne, l’Épiaire ainsi que la Raiponce orbiculaire et la Centaurée laineuse.

    On peut surtout admirer une importante population d’orchidées sauvages telles l’Orchis grenouille protégée en Normandie, l’Ophrys araignée, l’Orchis bouffon, l’Orchis de Fuchs, l’Ophrys mouche…

    La visite des Batteries du mont Canisy est une expérience beaucoup moins connue que les Plages du Débarquement, pour les amoureux d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi un site naturel préservé de 27 hectares.

    Lors de votre séminaire à Deauville, n’hésitez pas à faire découvrir à vos équipes ces vestiges du patrimoine normand.

  • 4 fromages normands AOP

    4 fromages normands AOP

    On trouve une trace des fromages normands dès le Xème siècle, des écrits témoignent d’une activité fromagère en Normandie. Cette fabrication était une des composantes de l’activité agricole, voire un produit dérivé de l’activité d’élevage.

    Petite histoire du fromage de Normandie

    Au cours des XIIème et XIIIème siècles, après la conquête de l’Angleterre, les normands doivent affronter la redoutable concurrence des fromages anglais qui jouissent, d’une bonne réputation. Cette compétition va tourner à l’avantage des produits normands.

    La modernité et ses nouveautés

    Jusqu’au XVIIIème siècle peu de fromages voyagent. L’introduction de machines, l’utilisation de boites, les nouvelles méthodes de distribution, l’avènement du chemin de fer et de l’automobile concourent à une diffusion plus large. 

    Le XXème siècle voit apparaître de nombreuses innovations : la pasteurisation et les méthodes de distribution (avec les coopératives) passant de la petite entreprise familiale aux groupes fromagers.

    Carte des Fromages normands AOP
    Carte de la Normandie, de ses fromages crème et beurre AOP

    Si la a production du fromage de Normandie est encore majoritairement industrielle la volonté de certains amateurs à la recherche d’une production artisanale plus authentique, semble revenir.

    La France compte 45 fromages, 3 beurres et 2 crèmes AOP. Une fabrication dans la zone de production (production du lait, transformation et affinage), c’est la première garantie apportée par une AOP.

    Les fromages normands AOP

    Le climat et la richesse de ses terres permettent à la Normandie de demeurer l’une des régions privilégiées en matière de production laitière. Ses fromages, avec quatre AOP (Appellations d’Origine Protégées) en sont un bon exemple.

    1. Camembert de Normandie, à pâte molle et à croûte fleurie, possède une odeur de terroir et une saveur fruitée légèrement relevée
    2. Pont l’Évêque, fromage musclé mais à la saveur subtile et raffinée
    3. Livarot, encore appelé Colonel pour les 5 lanières de roseau qui l’entourent, produit typé au parfum soutenu, qui apporte une touche originale au plateau de fromages
    4. Neufchâtel, le plus ancien des fromages normands, à la pâte lisse et onctueuse, légèrement salée, séduit par sa forme en cœur…

    Vous pouvez, bien sûr, déguster ces fromages avec un bon cidre normand

    À ces 4 fromages normands AOP s’ajoutent, la crème et le beurre d’Isigny, des productions traditionnelles. Selon une enquête du Ministère de l’agriculture (2007), plus d’une exploitation normande sur trois possèdent un troupeau de vaches laitières.

    Le Camembert de Normandie

    Le plus célèbre des fromages français, serait né dans le petit village de Camembert dans l’Orne, sous la Révolution française. Fabriqué à partir de lait cru partiellement écrémé, c’est un fromage à pâte molle et croûte fleurie, blanc parfois pigmenté de rouge. Il est moulé à la louche en cinq passages successifs, espacés de 40 minutes.

    Selon la légende, il naît de la louche de Marie Harel en 1793, en bénéficiant des conseils avisés d’un abbée réfractaire de la Brie. Natif de la région de Camembert, il devient très vite le produit fromager phare de cette région et il fait dès le XIXème siècle la fortune de quelques familles augeronnes.

    À l’occasion de votre Team building, partez à la découverte de la Normandie à travers un challenge ludique et authentique! Au programme : traite d’une vache, fabrication de beurre à l’ancienne et de crème, dégustation de fromages et cidres, jeu de la galine et enquête dans la distillerie.
    Une aventure conviviale qui allie esprit d’équipe, découverte du terroir et bonne humeur !

    Le Pont-l’évêque

    D’origine monastique, le pont-l’évêque est un fromage à pâte molle et à croûte lavée ou brossée, où s’installe une légère fleur au cours de l’affinage. Sa croûte jaune d’or à orangé abrite une pâte souple aux arômes de crème et d’étable. Il a acquis sa forme carrée au XVIIème siècle afin de se différencier des autres fromages du pays d’Auge, dont l’ancêtre commun est l’Angelot.

    Le Livarot

    Originaire du Pays d’Auge, c’est un fromage à pâte molle et croûte lavée. Baptisé « la viande du pauvre » au XIXe siècle, c’est un fromage de caractère à l’arôme fort et au goût puissant, surnommé le « Colonel » en raison des cinq bandelettes qui l’entourent pour l’empêcher de s’affaisser durant son affinage. Elles sont fabriquées à partir de laîches (roseaux, récoltés dans des lagunes, rassemblés en gerbes puis séchés).

    Le Neufchâtel

    Fabriqué dans le pays de Bray, il est le plus ancien des fromages de Normandie. Avec sa pâte molle lactique et sa croûte fleurie, il peut être présenté moulé en briquette, bonde cylindrique, carré en 100 g, double-bonde ou en forme de cœur de 200 g ou 600 g. C’est un fromage dont on apprécie particulièrement la croûte blanche à l’aspect légèrement duveteux et la pâte légèrement salée, onctueuse, au bon goût lacté.

    Et les autres fromages normands…

    Voici une liste des fromages fabriqués en Normandie, pour vous mettre l’eau à la bouche, et pour en savoir plus sur tous ces fromages normands.

    • Le Bleu de Saint-Jean, fromage fermier au lait cru et entier de vache ;
    • La Fleur de Lin, fromage fermier au lait cru de vache ;
    • Le Deauville, fromage au lait de vache pasteurisé partiellement écrémé ;
    • Le 5 frères de Bermonville, camembert fermier au lait cru de vache ;
    • Le Graval, est un fromage fermier au lait cru et entier de vache ;
    • Le Camembert au Cidre, fromage au lait cru ou pasteurisé de vache ;
    • Le Trèfle du Perche, fromage fermier au lait cru et entier de chèvre ;
    • Le Galet d’Albâtre, fromage fermier au lait cru de chèvre ;
    • L’Ecrou du fromager, fromage fermier au lait cru de chèvres de race alpine ;
    • Le Pavé d’Auge, fromage au lait cru, pasteurisé ou thermisé de vache ;
    • Le P’tit Rond de Manon, fromage lactique au lait cru de chèvre ;
    • La Tomme de Villedieu-Rouffigny ou Tomme de Rouffigny, fromage au lait cru de vache ;
    • Le Camembert au calvados, fromage à pâte molle au lait cru ou pasteurisé de vache ;
    • Le petit Moyonnais, fromage au lait entier cru de chèvre ;
    • Fleurs de France, fromage au lait cru de vache ;
    • Le carré de Bray, fromage traditionnel au lait cru de vache ;
    • Le Gournay, fromage au lait de vache ;
    • Le Cœur de Coupigny, fromage au lait cru de vache ;
    • Le Crémeux du Mont-Saint-Michel, fromage au lait cru et entier de vache ;
    • Le Saint-Paulin, fromage au lait cru ou pasteurisé de vache ;
    • La Bouille, fromage au lait pasteurisé de vache ;
    • Le Fervaques est un fromage artisanal fermier ;
    • Le Pavé de Survie, fromage au lait de vache pasteurisé partiellement écrémé ;
    • Le Barbot, fromage élaboré à partir de lait de vache pasteurisé ;
    • Le Breslois, fromage au lait cru de vache ;
    • Le Petit Sainte Mère, fromage au lait de vache ;
    • L’Oreiller de noix, L’Oreiller de ciboulette, L’Oreiller déchalotte, fromages au lait cru de vache ;
    • Le crottin des Alpines, fromage de chèvre fermier au lait cru entier ;
    • Le Coutances, fromage double crème à base de lait de vache pasteurisé ;
    • Le Gratte-cul, fromage Normand au lait de vache pasteurisé ;
    • La Vieille Mandière, fromage de Normandie au lait cru de vache frotté au cidre ;
    • Le pavé du Bethelin, fromage fabriqué à partir de lait de vache thermisé ;
    • La Belle-Mère est un fromage au lait de vache pasteurisé ;
    • Le Coup de Pied au Cul, fromage au lait de vache pasteurisé.

    Activité découverte du fromage normand AOP

    Vous souhaitez organiser un séminaire en Normandie pour faire découvrir les fromages AOP à vos équipes, et les déguster, alors Le défi Normand est une activité idéale pour votre tealm building.

    Le Défi normand est l’occasion d’apprendre à traire une vache, mais aussi de faire du beurre, de la crème… Sans oublier les dégustations des produits du terroir fabriqués (ou pas), par vos collaborateurs.

    Vous pouvez aussi découvrir le Palais usine Bénédictine et sa liqueur, proposer à vos équipes l’atelier Cocktails avec 3 formules au choix.

    Choisir pour votre équipe, un atelier œnologie avec la découverte du vin au féminin (mais pas uniquement) avec notre sommelière qui se déplace là où se déroule votre événement d’entreprise en Normandie.

  • Raymond Savignac & Trouville

    Raymond Savignac & Trouville

    Si votre séminaire en Normandie passe par Trouville-sur-Mer, découvrez ou redécouvrez les affiches de Raymond Savignac.

     Villas de bord de mer à Trouville
    Villas de bord de mer à Trouville

    Vous connaissez les parasols de Deauville, mais connaissez-vous ceux de la Reine des plages Trouville-sur-Mer ? Ils sont eux aussi de toutes les couleurs mais la différence ce sont leurs jolies rayures.

    Les parasols de Trouville

    La plage de Trouville-sur-Mer c’est aussi ses planches. Vous marchez sur un sol foulé par des promeneurs de 1867 !

    Raymond Savignac à Trouville-sur-Mer

    Le long de cette promenade, appelée promenade Savignac depuis 2001, en hommage à l’artiste qui a fait beaucoup pour l’image de la ville, vous pouvez non seulement apercevoir les œuvres du célèbre affichiste, mais aussi découvrir des noms d’écrivains, de photographes et de peintres sur les bancs qui la longent.

    Les œuvres de Raymond Savignac on les retrouve aujourd’hui un peu partout dans Trouville-sur-Mer, sur des pans entiers de bâtiments.

    En plus d’une galerie, l’office de tourisme a créé un circuit où le visiteur découvre, les murs marqués du sceau de Savignac. Rue Jean-Bart, une mouette joue de la trompette pour l’école de musique. Rue des Écores, on trouve l’affiche de la Nuit des Funambules, avec cet homme à la tête de lune…

    Le musée de la Villa Montebello abrite aujourd’hui plus de 550 affiches de l’artiste. 

    «  C’est lui qui a dessiné le logo de la ville, où les ailes d’une mouette forment le V de Trouville.  » précise Karl Laurent, responsable du musée Villa Montebello et véritable passionné du travail et de la vie de l’artiste.

    Exposition Savignac et la Femme

    Les affiches de Raymond Savignac sont habitées par de nombreux personnages qu’il met en scène pour vanter différents produits. La femme, dans son univers graphique, occupe une place importante et originale.

    Exposition Savignac et la Femme à Trouville

    Exposition temporaire du 25 mai 2019 au 05 janvier 2020 qui se visite à l’Annexe du musée à l’office de tourisme de Trouville. L’exposition permanente sur l’affichiste Raymond Savignac est à voir au musée Villa Montebello.

    La Villa Montebello

    La Villa Montebello fut construite en 1865 par l’architecte Jean-Louis Célinsky de Zaremba. Transformée en musée, elle préserve et expose depuis 1972 les collections du musée (peintures, affiches, lithographies, dessins, manuscrits, objets, vêtements…).

    La Villa Montebello à Trouville

    Les collections de la Villa Montebello sont orientées autour de deux grandes thématiques que sont la naissance des bains de mer et le développement de la villégiature sur la Côte Fleurie.

    Exposition Savignac à Paris

    Pour ceux qui ne peuvent venir à Trouville mais habitent ou ont organisé leurs événement professionnel à Paris, vous pouvez aussi découvrir une exposition de maquettes et d’affiches de Raymond Savignac à la Bibliothèque Forney – Hôtel de Sens, en plein cœur du Marais, du 1 août au 22 septembre 2019.

    Savignac et le don de La Vasselais

    Suite au don exceptionnel de Mesdames Anne et Corinne de La Vasselais, la bibliothèque Forney expose des affiches et des maquettes de l’affichiste Raymond Savignac, réalisées à la demande de l’éditeur Guy de la Vasselais et de son fils Claude, entre 1964 et 1974.

    C’est un plaisir pour le regard de voir côte à côte, à chaque fois que possible, la peinture à la gouache des maquettes et les affiches finalisées correspondantes. Les affiches réalisées par Raymond Savignac pour l’éditeur-imprimeur Guy de la Vasselais ne se distinguent pas du reste de son œuvre. Vous pourrez même découvrir quelques maquettes restées inédites.

    La Bibliothèque Forney – Hôtel de Sens

    La bibliothèque Forney est installée dans l’Hôtel de Sens, qui est un rare vestige de l’architecture médiévale civile à Paris, classé au titre des monuments historiques depuis 1862.

    La bibliothèque Forney dispose de 23 000 volumes, de plus de 50 000 catalogues d’exposition, de 4 000 titres de périodiques et de riches collections iconographiques.

    Le fond est consacré aux arts décoratifs, aux métiers d’art et leurs techniques, aux Beaux-arts et aux arts graphiques, sans oublier la mode, la publicité, le design.

    Trouville et la Côte Fleurie offrent un décor inspirant pour un séminaire en Normandie alliant culture et travail.

  • Omaha Beach, Plage du Débarquement

    Omaha Beach, Plage du Débarquement

    Sur les cinq Plages du Débarquement, la tragédie porte le nom de Omaha Beach, une longue plage, près du village de Colleville-sur-Mer. Au matin du 6 juin 1944, des américains ont débarqué sur cette plage pour découvrir les portes de l’Enfer. Ils ont gravé sur le Panthéon de la folie des hommes, le récit d’une des plus violentes batailles de la Deuxième Guerre Mondiale, en conservant la trace sous le nom d’Omaha la sanglante, désormais lieu de mémoire.

    Avant votre visite privée de Omaha Beach, en véhicules militaire d’époque, lors de votre séminaire en Normandie, vous trouverez ici un peu d’histoire et les lieux à voir et à visiter.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement

    Au petit matin du 6 juin 44

    5 h 20 • Les premières barges quittent leurs navires d’attaches. La mer est déchainée. Ballottés par des vagues d’une extrême violence, de jeunes hommes vomissent pendant que d’autres se regardent sans parler, se souhaitant bonne chance le temps d’un clin d’œil furtif entre copains. La barge est pleine à craquer. Le journaliste Robert Capa est présent pour témoigner.

    Une barge de débarquement provenant de l’USS Samuel Chase, déverse les troupes de la 1ère division d’infanterie américaine. Il faudra plus d’une heure de navigation pour atteindre la plage d’Omaha et rester hors de portée des canons ennemis, des mitrailleuses qui vont décimés des dizaines de gars pourtant entrainés et résolus.

    5 h 35 • Les premières mises à l’eau des chars amphibies sont engagées. Ils doivent soutenir l’infanterie et le génie lors de la première vague d’assaut.

    Comme pour tous les assauts sur les autres Plages du Débarquement, le dispositif a été très étudié. Sous les ordres du général Bradley et du major-général Huebner, la mission des troupes américaines est d’établir une tête de pont allant de Port-en-Bessin à la rivière la Vire, puis foncer sur Saint-Lô.

    Ces troupes devront très tôt pouvoir faire la jonction avec les Rangers débarqués à la Pointe du Hoc. Là-bas, l’ennemi a subi dès l’aube, un pilonnage intensif, sensé faciliter la progression des Rangers, c’est-à-dire l’assaut d’une falaise de cinquante mètres.

    Sauf que, rien ou presque ne se passe pas comme prévu et les américains frôlent la catastrophe.

    Le régiment de la 29ème division, qui n’avait encore jamais combattu débarque à son tour. A peine ont-ils pris pied, sautant des barges, résistant à l’assaut des vagues furieuses, ces hommes se déploient et courent comme jamais ils n’ont couru de leur vie pour se mettre à l’abri des tirs ennemis.

    5 h 50 •Début d’un terrible bombardement. Les tympans explosent tant le bruit est infernal. Ce bombardement, qui va durer une heure, a pour objectif de détruire les principaux nids ennemis, les Widerstandnester (nids de résistance). Les opérations préliminaires sont difficiles : les conditions météorologiques épouvantables retardent les différentes phases du plan.

    6 h 30 • Fin du bombardement. Une première vague se précipite. Ce sont les équipes du génie qui doivent ouvrir la voie. Derrière eux, plusieurs compagnies d’infanterie, les chars Sherman et 1 500 hommes environ, font face aux défenses ennemies qui entrent en action, les mitrailleuses directement pointés sur ces cibles faciles.

    Les archives filmées retiendront pour toujours, ce GI’s qui foule le sol de France de trois pas : au quatrième il tombe. Aux conditions météo difficile sur Omaha Beach, s’ajoute le courant marin qui fait dériver les barges et les soldats qui s’y trouvent encore.

    Les tirs allemands éclatent, assassins. De nombreuses embarcations sont coulées. Certains hommes s’en sortent indemnes, courent se réfugier là où ils peuvent. D’autres s’écroulent la plage, criblés de balles. Nombreux sont ceux qui ne savent pas nager.

    Les allemands ont en réalité, attendus que la plus grosse masse s’installe pour ouvrir le feu, faire des dégâts, réduire à néant la volonté et les corps américains venus délivrer l’Europe.

    Un officier, fera remarquer qu’il n’y a même pas un trou d’obus pour se mettre à couvert. Les hommes du génie, qui s’activent sur les brèches, luttent contre le temps et un dernier élément perturbant : la marée qui ne tarde pas à monter. Les pertes sont déjà importantes.

    7 h 40 environ • La deuxième vague d’assaut fait son apparition, avec les mêmes infortunes que la première. Les allemands tirent sans discontinuer, luttant pour leur survie.

    Arrivent de nouvelles compagnies d’infanterie ainsi que des Rangers. Les officiers stimulent leurs hommes du mieux qu’ils peuvent sous la mitraille des soldats camouflés dans les Widerstandtnester.

    Les alliés progressent, dans des conditions stupéfiantes, mais progressent, de plus en plus nombreux. Le 5e bataillon de Rangers, avec quelques compagnies d’infanterie, parvient à atteindre un plateau où se trouvent les WN 70 et 68.

    La matinée du 6 juin

    8 h 30 • L’arrêt des débarquements et des vagues d’assaut est décrété. Omaha Beach grouille maintenant d’hommes, de matériels, de chars, véhicules militaires, de caisses diverses. Les Jeeps zigzaguent, se frayant un chemin entre une colonne d’actifs et les morts, allongés sur des dizaines de mètres.

    À l’est, le colonel Taylor, commandant du 16e RCT, parvient à faire passer une partie de ses hommes entre les nids allemands. Il aura ses mots historiques :

    Il n’y a plus que deux genres de soldats sur cette plage, ceux qui sont morts et ceux qui vont mourir ! Alors bougeons-nous de là. »

    Cette réflexion suffit à elle seule pour décrire la situation et l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir.

    Vers 9 h • La pointe du Hoc

    Un groupe d’hommes commencent à détruire les canons de 155 allemands sur la falaise de La pointe du Hoc. Une fois encore, les photos, les archives témoignent de l’action qu’ils viennent de mener, avec la réussite pour couronnement des heures difficiles pour y parvenir.

    La pointe du Hoc située à égale distance d’Utah Beach et d’Omaha Beach est un promontoire surplombant la mer de 40 m. Elle est coiffée d’une une batterie impressionnante.

    L’assaut est prévu à 6 h 30 pour 225 Rangers sous le commandement du lieutenant-colonel Rudder, participant avec ses hommes à l’attaque. A 7 h, soit une demi-heure après l’assaut initial, les Rangers doivent signaler aux bâtiments de guerre positionnés au large que l’objectif est sous contrôle en tirant une fusée éclairante.

    Pointe du Hoc Ranger Monument
    Pointe du Hoc Ranger Monument

    500 Rangers supplémentaires sont prévus en renfort. La mission ultime est l’escalade de la falaise par les deux côtés, à l’ouest et à l’est, s’emparer des bunkers qui protègent les pièces d’artillerie allemandes et détruire ces dernières.

    L’horaire doit être respecté si on veut recevoir les renforts nécessaires.

    Or, le fort courant fait dériver les barges vers l’est. Bientôt, Rudder réalise que la falaise vers laquelle il se dirige n’est pas la bonne. Il fait faire demi-tour, longeant la côte vers l’ouest.

    Pris sous les tirs d’armes automatiques et de mortiers, les hommes arrivent enfin en vue de leur objectif : il est 7 h. Mais les vigies des bateaux, n’ont pas vu les fusées éclairantes signalant la prise de la falaise. Les renforts destinés à Rudder sont alors dirigés vers la plage d’Omaha, où le débarquement a déjà commencé.

    Les mitrailleuses allemandes crachent leur pluie de feu qui s’abat sur les navires. L’un d’eux, transportant des munitions, explose. La précipitation causée par l’erreur initiale de navigation empêche les Rangers d’escalader la falaise selon le plan établi. Ils se dirigent tous vers le côté est. Ils s’élancent, découvrant une plage de cinq à six mètres de large creusée par les obus de mortiers.

    Enfin, ils grimpent avec les quelques cordes que les Allemands n’ont pas eu le temps de sectionner afin d’accéder au sommet. L’ascension est un calvaire. Un soldat voit son copain touché mortellement et faire une chute de trente mètres. Il continue, échelon après échelon.

    Quelques minutes plus tard, les premiers soldats se dirigent vers les bunkers et découvrent un espace lunaire de cratères et de cadavres d’obus. Les Allemands ont disparu. (les pièces d’artillerie se révèleront avoir été déplacées par les Allemands peu de temps auparavant et installées 1,3 km en arrière, à l’intérieur des terres.)

    Quelques tireurs isolés résistent en ouvrant le feu.

    Sur les 225 Rangers engagés à la Pointe du Hoc, seuls 90 sont encore en état de se battre et beaucoup sont blessés. Lorsque les plus aptes parviennent au sommet, un combat féroce les attend.

    Après-midi du 6 juin

    12 h 30 • Les Américains ont débarqué près de 19 000 hommes sur Omaha.

    13h • Une compagnie du 16e régiment d’infanterie et des hommes du 116e régiment attaquent le village de Colleville.

    Vers 15 h • Les grenadiers allemands tentent une contre-offensive qui échoue

    Vers 15 h 30 • Le dernier soldat ennemi, se rend.

    17 h 20 • Appel du colonel Talley à l’USS Ancon : « La circulation des véhicules à roues et à chenilles sur l’essentiel de zone sous la ligne des hautes eaux est ouverte. »

    Le bilan d’Omaha beach, c’est 34 000 hommes débarqués et plus 4 700 victimes. C’est une expression : Bloody Omaha (Omaha la sanglante), avec la mer et la plage rouge du sang versé.

    Site américain commémorant les morts de la Seconde Guerre Mondiale : The American Battle Monuments Commission

    À voir & visiter près de Omaha Beach

    Le cimetière américain de Colleville sur Mer, domine Omaha Beach
    Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, domine Omaha Beach

    Le Big Red One Assault Museum à Colleville-sur-Mer est dédié aux premières vagues d’assaut de l’Elite et la Fierté de l’armée américaine : la célèbre Big Red One 1re division d’Infanterie.

    « On peut y admirer la plus grosse collection certifiée d’origine de matériels et uniformes uniques concernant le secteur d’Omaha Beach avec notamment une collection rarissime de casques à insignes d’origine, d’effets personnels ainsi que d’archives photos et écrites à disposition sur demande. »

    Voir aussi

  • Juno Beach, Plage du Débarquement

    Juno Beach, Plage du Débarquement

    Un peu d’histoire avant la visite guidée (privée) de Juno Beach une des 5 Plages du Débarquement, en jeep et véhicules d’époque, accompagnée d’un historien lors de votre séminaire d’entreprise, ou de votre Comité de Direction en Normandie.

    Juno Beach est le nom de code des Alliés pour désigner l’étendue de 10 km de la côte française où doit avoir lieu l’offensive des Forces canadiennes du Jour J.

    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement
    Google maps des lieux à visiter sur les Plages du Débarquement

    Au matin du 6 juin 1944, la tempête fait rage, sur les plages de Normandie, cette fois, c’est le tour des canadiens de venir au secours de la liberté de l’Europe.

    Le 6 juin 1944, la 3e division d’infanterie canadienne débarque à Juno Beach

    La tâche des soldats est d’établir une tête de pont entre Courseulles et Saint-Aubin-sur-Mer. Ils doivent ensuite poursuivre en direction de l’aérodrome de Carpiquet, près de Caen. La 3e DIC reçoit pour mission d’occuper la route et le chemin de fer reliant Caen à Bayeux, que doivent prendre plus tard les Britanniques.

    La 2e brigade blindée canadienne (2e BB) est en deuxième vague. Le Corps d’aviation royal canadien, 109 navires et 10 000 marins de la marine royale du Canada et 450 hommes du 1er bataillon canadien de parachutistes prennent part aussi, à l’opération.

    Ils sont faces à des adversaires expérimentés et tenaces. Les effectifs allemands sont constitués de la 716e division d’infanterie et quelques éléments de la 21e Panzerdivision.

    Les bombardements préliminaires devaient détruire et désorganiser les défenses côtières allemandes. Le support blindé doit être assuré par la 2e Brigade blindée canadienne. Ensuite, les plages sécurisées, le plan prévoyait le débarquement de la 9e brigade d’infanterie canadienne, progresser à l’intérieur des terres, et effectuer la jonction avec la 3e division d’infanterie de Sword Beach et les éléments des 7e et 50e brigade de Gold Beach.

    Le débarquement à Juno Beach rencontre une vive résistance allemande

    Les bombardements préliminaires n’ont pas été aussi efficaces qu’attendus. Le mauvais temps contraint la première vague à retarder l’attaque, prévue entre 7h35 et 7h45. Plusieurs compagnies de cette première vague, notamment celles des Royal Winnipeg Rifles et les Queen’s Own Rifles of Canada, subissent des pertes très importantes dès les premières minutes.

    Leurs forces sont pourtant supérieures en nombre et le soutien de l’artillerie navale, des escadrons blindés est appuyé. Il n’en demeure pas moins que les combats sur Juno Beach sont sanglants. Au bout de deux heures de mitraillage et de canonnades ininterrompus, les soldats canadiens réussissent à sécuriser le terrain.

    Les défenses allemandes sont réduites. Ce n’est que vers 8h30 que les  Royal Marines débarquent à leur tour. La 9e brigade foule le sol normand à 11h30.

    Les canadiens finissent par prendre Courseulles-sur-Mer, puis Bernières-sur-Mer est libéré dans l’après-midi. Paradoxalement, malgré les pertes terribles, les soldats à la feuille d’érable pénètrent relativement profondément à l’intérieur des terres, jusqu’à Sainte-Croix et Banville, malgré la farouche opposition des allemands.

    Juno Beach était divisé en deux secteurs appelées Mike et Nan Green. Ces deux secteurs occupés, ils avancent et libèrent de nouveaux villages, tel que Bény-Sur-Mer et Saint-Aubin.

    1944, France, Normandie, Juno Beach, Des POWs allemands sous la garde de soldats canadiens le D-Day
    1944, France, Normandie, Juno Beach, Des POWs allemands sous la garde de soldats canadiens le D-Day

    Pourtant, au soir de ce jour éternel du 6 juin 1944, les Canadiens tiennent de solides positions. Malheureusement les objectifs initiaux ne sont pas atteints. Les Britanniques, associés aux canadiens, n’ont libérés ni Caen ni Bayeux.

    Au soir de cette journée, les comptes sont à faire

    Cette redoutable comptabilité fait état d’environ 2 000 pertes (dont un peu moins de mille le 6 juin), plus de 500 ou 600 morts par noyade. La 3e division canadienne perdra environ 350 hommes.

    Il y aura 570 blessés. Les Queen’s Own Rifles perdront 143 hommes, les Royal Winnipegs : 128, les North Shore : 125, les Regina Rifles : 108. Les forces britanniques qui accompagnent le débarquement à Juno Beach perdent quant à elles, 243 hommes.

    Des 306 barges de débarquement utilisées pour Juno, 90 ont été détruites.

    La contribution canadienne a été remarquable. Ce matin-là, la feuille d’érable est venue sur le sol français, déposer son sacrifice, au nom du droit à vivre libre.

    Visiter à Juno Beach

    Ici le 6 juin 1944 l'héroïsme des forces alliées libère l'Europe. Monument signal qui marque la plage Juno Beach et rend hommage aux alliés qui se sont battus pour libérer l’Europe du joug nazi.
    Ici le 6 juin 1944 l’héroïsme des forces alliées libère l’Europe. Monument qui marque la plage de Juno Beach et rend hommage aux alliés qui se sont battus pour libérer l’Europe du joug nazi.

    Des monuments sont dédiés aux soldats canadiens, à Graye-sur-Mer, Bernières-sur-Mer, Langrunes-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer

    Le Canadian War Cimetery

    A Bény-sur-Mer, où sont enterrés plus de 2 000 hommes.

    Cimetière militaire de Bretteville-sur-Laize

    Inauguré le 6 juin 2003, c’est là que Les Canadiens morts dans les autres opérations de la bataille de Normandie sont enterrés.

    Le Centre Juno Beach

    À Courseulles-sur-Mer, le Centre Juno Beach est l’unique musée canadien sur les Plages du Débarquement. Ouvert en 2003 par un groupe de vétérans et de bénévoles, le musée est un monument et un centre pédagogique destiné à commémorer le rôle des Canadiens dans la Seconde Guerre mondiale.

    Détenu par des intérêts privés, le musée est administré par l’Association du Centre Juno Beach (ACJB), un organisme à but non lucratif qui offre des programmes historiques et pédagogiques au Canada.

    Voir aussi…

    En tant qu’agence de séminaire en Normandie, nous bâtissons des programmes autour de ces lieux de mémoire.